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Qu’est-ce que la sérigraphie?

21 oct

Le terme « sérigraphie » est né de la contraction des mots latins « sericum » et « graphein » qui signifie respectivement « soie » et « écriture ». Nous pouvons donc en conclure que la sérigraphie consiste à imprimer un support au travers d’une toile de soie tendue sur un cadre de bois. C’est la technique du « pochoir ».
Aujourd’hui, la soie à été remplacée par le polyamide et le polyester et le bois du cadre par de l’aluminium.

Procédure:

Cette toile de soie tendue sur cadre (appelée « écran »), est enduite d’une émulsion photosensible qui va durcir et imperméabilisé la toile au contact de la lumière. Quand les ultraviolets entrent en contact avec l’émulsion, celle-ci durcit et empêche la peinture de passer (on parle d’ »insolation »). Quand, au contraire, certaines zones sont protégées des ultraviolets, celles-ci restent perméables à la peinture.

Pour réaliser un motif, il faut donc réaliser un film noir opaque, qui va empêcher les rayon ultraviolets de venir frapper l’émulsion aux endroits souhaités. Lors d’un motif en plusieurs couleurs, il faut réaliser un film et un écran pour chaque couleur afin de pouvoir les appliquer successivement. C’est la raison pour laquelle le nombre de couleur influence le prix du vêtement personnalisé.

Un fois les écrans réalisés, il faut imprimer le tshirt (par exemple). Pour ce faire on utilise un carrousel sérigraphique. Etant donné la nature souple des vêtements, il n’est pas possible d’imprimer une couleur, de la sécher et de repositionner à l’identique le tshirt pour la couleur suivante. Des décalages apparaitront forcément. Le carrousel sérigraphique à cette avantage de permettre, sans déplacer le tshirt, d’imprimer plusieurs couleurs (via plusieurs écrans) parfaitement alignées.

Concrètement, le tshirt est placé sur un plateau (représentation d’un buste à plat nommé « jeanette ») préalablement vaporisé de colle. Les différents écrans sont placés sur des bras articulés monté sur un axe rotatif. Un à un, les écran sont abaissés sur le textile, on y passe une couche de peinture que l’on applique à l’aide d’une « racle ». On relève le cadre, on le déplace jusqu’à ce que le suivant soit en position et on recommence autant de fois qu’il y a de couleur.

Il est évidement possible de le faire de manière beaucoup plus artisanale et, à l’inverse, d’utiliser des machines bien plus sophistiquées.

Une fois toutes les couleurs appliquées, il faut sécher la peinture pour en assurer la pérennité. Cette étape se réalise à l’aide d’un « four » soit à placer au dessus de la jeanette soit sous forme de tunnel.

Les limites du procédé:
* Excellente qualité d’impression.
* Bonne résistance au lavage.
* Coût intéressant pour les grandes quantités d’impressions.

* Minimum de commande en fonction du nombre de couleur pour le logo. ( minimum 15 pièces pour une impression 1 couleurs).
* Frais fixe de cliché, films et mise sur cadre.

Cette vidéo de notre confrère Français Tom-Impression, illustre les étapes d’une impression sérigraphique sur textile et sur papier.

 

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